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Signes non moteurs de la maladie de Parkinson : indicateurs-clés
Les signes non moteurs de la maladie de Parkinson sont aussi variés qu’imprévisibles. Cependant, cinq grands principes peuvent aider le clinicien :
- tous les patients ne développent pas systématiquement l’ensemble des signes non moteurs, notamment les troubles cognitifs, qui inquiètent les patients et leur entourage ;
- aucun tableau clinique de ces signes non moteurs n’est spécifique de la maladie de Parkinson ;
- la grande majorité des signes non moteurs peuvent survenir à n’importe quel stade d’évolution de la maladie. Néanmoins, leur fréquence et leur intensité ont tendance à s’aggraver au cours des années ;
- certains signes non moteurs surviennent plutôt de façon précoce (hyposmie, troubles du comportement en sommeil paradoxal, constipation) ; d’autres doivent alerter sur la possibilité d’un diagnostic différentiel, soit en tant que critère d’exclusion (troubles praxiques ou phasiques faisant évoquer une paralysie supranucléaire progressive ou une dégénérescence corticobasale), soit en tant que drapeau rouge (par exemple, précocité et sévérité de la dysautonomie devant faire évoquer une atrophie multisystématisée) ;
- la tendance générale est à la prise en compte des signes non moteurs dans le diagnostic de la maladie de Parkinson ; ainsi, l’absence de troubles cognitifs, dysautonomiques ou du sommeil dans les cinq ans suivant l’apparition des signes moteurs doit faire reconsidérer le diagnostic.
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