Connaissances spécifiques portant sur l’accompagnement des patients atteints de maladies rares.
Maladies chroniques, handicap, maladies rares
Caractéristiques des maladies chroniques
- la présence d’un état pathologique de nature physique, psychologique ou cognitive, appelé à durer ;
- une ancienneté minimale de trois mois ;
- un retentissement sur la vie quotidienne comportant au moins l’un des trois éléments suivants :
- une limitation fonctionnelle des activités ou de la participation sociale ;
- une dépendance vis-à-vis d’un médicament, d’un régime, d’une technologie médicale, d’un appareillage ou d’une assistance personnelle ;
- la nécessité de soins médicaux ou paramédicaux, d’une aide psychologique, d’une adaptation, d’une surveillance ou d’une prévention particulière pouvant s’inscrire dans un parcours de soins médico-social.
À la différence d’une maladie aiguë, être atteint d’une maladie chronique, ce n’est pas comme « enfiler un manteau le matin et l’enlever le soir ». La maladie est là, de façon permanente et, selon les moments, plus ou moins éprouvante, envahissante, décourageante, en raison des poussées imprévisibles, des rémissions plus ou moins complètes, des conséquences des traitements (et de la prise en charge) pouvant remettre en question certains projets de vie, et du pronostic difficile. Elle peut générer des incapacités, voire des complications graves. Le vieillissement de la population et les progrès de la médecine contribuent à la chronicisation de maladies autrefois aiguës et expliquent pour partie la place croissante des pathologies chroniques.
Particularités des maladies rares
Définition du handicap
Ces situations de maladies chroniques et de handicaps visibles et/ou invisibles entraînent des conséquences parfois sévères sur la qualité de vie des personnes et sur celle de leur entourage. Leur prise en charge doit être envisagée en matière de conséquences médicales, psychologiques, sociales, professionnelles et économiques.
Impact pour la personne adulte et son entourage (proches) : « fardeau » de la maladie et qualité de vie
L’OMS, en 1993, définit la qualité de vie comme « la perception qu’une personne a de sa place dans la vie, dans le contexte de la culture et du système de valeurs dans lequel elle vit, en relation avec ses objectifs, ses attentes, ses normes et ses inquiétudes ». Il s’agit d’un concept très large qui peut être influencé de manière complexe par la santé physique de la personne, son état psychologique et son niveau d’indépendance, ses relations sociales et sa relation aux éléments essentiels de son environnement. Un ensemble de pratiques, au-delà de la prise en charge médicale stricte, vise à alléger le « fardeau » de la maladie chronique et des traitements, et à améliorer la qualité de vie de la personne.
Les personnes souffrant de maladies chroniques considèrent que leur quotidien serait grandement amélioré si l’organisation des systèmes de santé et administratif étaient plus simples et la communication entre les différents médecins impliqués dans leur prise en charge plus directe et systématique, le patient étant souvent celui qui fait le lien. Pour améliorer cette communication et la rendre plus fluide, un réseau ville-hôpital regroupant des professionnels issus du monde libéral (médecins généralistes, infirmiers, pharmaciens…), des établissements de santé publics ou privés, des institutions médico-sociales et des associations joue, par conséquent, un rôle fondamental. L’impact de la maladie chronique sur la vie quotidienne dépasse donc largement les domaines de la santé et du soin, elle engendre des incapacités et des difficultés personnelles, familiales et socioprofessionnelles importantes.
Démarches essentielles
Impact psychologique
Mesures d’accompagnement
En raison des spécificités propres à chaque maladie chronique et à chaque personne, l’alimentation doit être équilibrée et les aliments les moins transformés possible.
Le recours aux « plantes » est problématique : d’une part, parce que certaines peuvent interférer avec le traitement médical ; d’autre part, parce que certains produits/compléments alimentaires/huiles essentielles ne sont pas soumis aux mêmes exigences de production et de contrôle que la production des médicaments ; enfin, leurs origine et composition ne sont pas toujours traçables (pharmacopée européenne ou française).
Les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique (médecines non conventionnelles, non traditionnelles, parallèles, douces, naturelles, médecines complémentaires et non alternatives) peuvent être utiles si elles sont pratiquées par des soignants éthiques, formés, et encadrées par les secteurs de soins et, surtout, si elles complètent les soins classiques sans les remplacer. Les dérives sectaires dans le secteur de la santé ont en effet explosé depuis la pandémie de Covid-19 : la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), rattachée au ministère de l’Intérieur, observe et analyse le phénomène sectaire, coordonne l’action préventive et répressive des pouvoirs publics à l’encontre des dérives sectaires.
Les démarches et dispositifs existants sont donc là pour réduire autant que possible le « fardeau » de la maladie et des traitements mais aussi pour améliorer la prise en charge et la qualité de vie des personnes. Une balance équilibrée entre les soins et le « prendre soin » est donc fondamentale tout au long de la maladie chronique.
Maladie chronique, maladie familiale
Si la prise en charge de la maladie chronique repose souvent sur un triptyque soignant-aidant-aidé, et si les professionnels de santé se reposent aussi sur les proches aidants comme de précieux relais des soins à la maison, ils doivent également leur prêter attention et repérer ceux qui sont en difficulté. Il est nécessaire de prévenir, repérer, orienter et prendre en charge les besoins et les difficultés liées à cet accompagnement aidant-aidé, en particulier lors de la mise en place de soins ambulatoires.
Soins (« to cure ») et prendre soin (« to care ») dans les maladies chroniques
La démarche médicale classique du « cure », qui renvoie aux soins, dans le sens de « traiter, soigner, convaincre », repose sur des contenus scientifiquement éprouvés ou « evidence-based medicine » (EBM) et l’application des règles de bonne pratique (Haute Autorité de santé [HAS], recommandations des sociétés savantes...). Le « cure » repose sur une relation de confiance réciproque/respect d’ajustement réciproque à la maladie-traitements et environnement, de coopération mutuelle (véritable « partenariat »), tout en travaillant avec justesse en cas de lassitude thérapeutique, de découragement (souffrances physiques, psychiques et sociales qui ne doivent jamais être sous-estimées), de perte d’espoir face à une impasse thérapeutique et en respectant, le moment venu, les directives anticipées lorsqu’elles existent ou en intégrant les avis et souhaits des proches aidants à la décision médicale finale.9
L’accompagnement de la personne dans la globalité de sa situation, le « care », repose sur une démarche éducative centrée sur le patient ou « patient-centered care » (PCC).
Ces deux démarches sont complémentaires et nécessaires ; en effet, pour bien soigner une personne souffrant de maladie chronique, a fortiori rare, il est fondamental que celle-ci participe pleinement à ses soins, ce qui suppose une « acceptation » précoce de la maladie, une bonne information/compréhension de la maladie, de sa prise en charge et de ses conséquences.10 Cet « accompagnement global », depuis le premier instant où est évoqué le diagnostic, permet de garantir l’avenir des patients avec la meilleure qualité de vie possible. Si le terme « cure » est facile à définir, la traduction et la définition en un seul mot de « care » est impossible, car il renvoie à la combinaison de « to care about » et de « to care for someone ». Autrement dit, le « care » condense non seulement le soin et l’affection mais aussi le professionnel et le profane. Il est construit autour de trois moments de la cognition, de l’émotivité et de l’action qui sont indissociables : le soin est ce quelque chose entre cognition et passion, suivi d’un agir, il aboutit à l’action. « Prendre soin de quelque chose » signifie y prêter attention, s’en soucier, tout en étant prêt à agir, à passer à l’action. Il pose l’universalité du besoin de soin. A fortiori, avec l’allongement de l’espérance de vie des personnes en général et d’un certain nombre de personnes atteintes par des maladies chroniques, rares ou non, le « cure » avec son inscription dans la durée, en raison de l’absence de perspectives de guérison, ne peut que devenir encore plus indissociable du « care ». Si le « care » est issu des soins infirmiers,11 la prise en charge globale de la personne atteinte d’une maladie chronique (rare ou non) doit se faire dans une relative congruence avec la personne soignée en suivant son système de « représentations », « croyances » et non en imposant le « cure » de l’EBM. Cela implique, de la part du soignant, une attitude empathique vis-à-vis du malade et cela met à nouveau en avant la dimension humaniste et relationnelle du soin médical.12-14 Le « care » inclut le « cure », d’autant plus en contexte de chronicité, ce qui est peut-être moins le cas, ou à des degrés moins importants, dans les situations de maladies curables.
L’objectif de la prise en soins globale (
Éducation thérapeutique des patients et des proches, rencontre du savoir médical et du savoir expérientiel des patients
Programmes d'ETP en quatre étapes
1°) bilan éducatif partagé (BEP) [ancien diagnostic éducatif], entretien individualisé avec le patient pour définir ses connaissances, croyances, représentations, besoins, peurs, doutes, difficultés, attentes, projets, au moment où est effectué l’entretien ;
2°) définition d’un programme personnalisé d’ETP : connaissances (savoirs), « compétences d’autosoins et d’adaptation » (savoir-faire) que le patient doit acquérir et/ou mobiliser ;
3°) planification et mise en œuvre des séances d’ETP (individuelles et/ou collectives) qui font appel à des contenus scientifiquement validés, des méthodes pédagogiques éprouvées et à une équipe multi-, inter-, transdisciplinaire formée à l’ETP ;
4°) évaluation du programme éducatif par chaque bénéficiaire et évaluation du déroulement du programme.
Objectifs visés
- fournir un « savoir » adapté et ajusté à la personne tout au long du parcours de soins avec la maladie chronique ;
- aider/participer à l’« acceptation » de la maladie qui sera mieux « apprivoisée-intégrée » ;
- permettre l’acquisition et le maintien de « compétences d’autosoins et de sécurité » (soulager les symptômes, prendre en compte les résultats d’une automesure, adapter des doses de médicaments, réaliser des gestes techniques) ;
- mobiliser ou favoriser l’acquisition des « compétences d’adaptation » ou des « savoir-être » qui permettent aux personnes de maîtriser leur existence, d’acquérir la capacité à vivre dans leur environnement et à le modifier (prendre des décisions, résoudre un problème de santé, gérer ses émotions, maîtriser son stress, adapter son mode de vie et avoir confiance en soi).
1°) communication et relations interpersonnelles (négociation, plaidoyer, empathie, coopération, travail en équipe) ;
2°) prises de décision et esprit critique (esprit analytique et critique, prise de décision, résolution de problème) ;
3°) gestion de soi (confiance en soi, prise de responsabilité, gestion des sentiments et du stress).
Dans le contexte français, le guide méthodologique HAS/Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) pour la structuration d’un programme d’ETP établit que les compétences psychosociales doivent être acquises par les patients car elles ont pour fonction de soutenir l’acquisition des compétences d’autosoins, et reposent sur le développement de l’autodétermination et de la capacité d’agir du patient. Ce guide définit sept compétences d’adaptation : se connaître soi-même et avoir confiance en soi ; savoir gérer ses émotions et maîtriser son stress ; développer un raisonnement créatif et une réflexion critique ; développer des compétences de communication et de relations interpersonnelles ; prendre des décisions et résoudre un problème ; se fixer des buts à atteindre et faire des choix ; s’observer, s’évaluer et se renforcer. Pour aider les malades à développer ces compétences, il est fondamental de recourir à une équipe d’ETP pluri-, inter- et transdisciplinaire comprenant idéalement un représentant du personnel infirmier, un médecin, un pharmacien, un psychologue, un diététicien, des services sociaux, un secrétariat, etc., formés à l’ETP. Cette équipe d’ETP doit aussi intégrer, dans la mesure du possible, un « patient partenaire (expert, ressource, formateur, patient-pair…) » souvent membre d’une association de patients et également formé à l’ETP.16
Intégration des patients partenaires
Ce sont les expériences d’auto-soins qui sont mises en valeur et prennent le nom de « savoirs expérientiels » lorsqu’ils désignent ce qui concerne des habiletés nécessaires aux patients atteints de maladies chroniques pour gérer leur maladie.21,22 Ces connaissances, utiles pour la personne qui tire profit de sa propre expérience, deviennent des « savoirs » lorsque ces expériences font sens pour d’autres malades. C’est ce savoir expérientiel qui est mobilisé par les patients en ETP avec l’accompagnement du patient partenaire et des soignants. C’est bien l’« experiential learning »23 qui est mobilisé en ETP : l’ETP permet non seulement l’appropriation de connaissances EBM mais aussi la transformation d’une expérience en savoir personnel.
Le cycle d’apprentissage défini par Kolb comprend quatre phases : expérience concrète vécue par la personne ; réflexion sur l’expérience ; élaboration de concepts (principes, règles, etc.) permettant de monter en généralités plus abstraites ; et enfin expérimentation active où la personne teste les concepts élaborés et les propositions faites en groupe. Par ailleurs, dans l’animation des groupes d’ETP, le « patient partenaire » est le « pair » auquel il est plus facile de parler, de se confier, car, comme tous les patients du groupe, il a été confronté à des situations de vulnérabilité de différentes natures. Sans devenir un modèle à suivre, le patient partenaire participe non seulement à une meilleure articulation du soin à la vie du patient mais aussi à l’appréhension des phases souvent difficilement préparées (par les soignants) de la rémission de la maladie, ou du retour à la vie « normale » par exemple, et aide ainsi les patients à poursuivre leur vie personnelle, familiale, sociale, professionnelle. L’expérience des patients partenaires est alors partagée avec les autres patients pour les aider à trouver des solutions aux problèmes rencontrés.
Les connaissances issues de ces actions collectives de patients (et de proches) sont donc destinées à être partagées et utilisées par la recherche et les pouvoirs publics. Réciproquement, une information médicale importante est largement et rapidement diffusée aux principaux intéressés. Les associations de patients sont ainsi devenues des partenaires importants dans le soutien à la recherche et l’information et la participation aux programmes d’ETP.
Des indicateurs de suivi définis avec le patient
Dans cette démarche, le « comment survivre » est reconnu comme l’objectif le plus important pour le malade, plutôt que le « survivre », et le patient est considéré comme un partenaire.26
Conclusion
Les enjeux des prises en charge de la maladie chronique et du handicap s’articulent autour des traitements (« to cure ») et du prendre en soin/accompagnement au long cours (« to care ») de la personne et de ses proches. La prise en charge et en soins implique donc plusieurs intervenants, des réseaux de soins, des associations, et des dispositifs de reconnaissance et prise en charge des conséquences pratiques, pécuniaires, professionnelles, sociales de la maladie chronique et du handicap. À la suite, notamment, de l’action des malades atteints du VIH, la place et le rôle des malades et des associations de malades ont été irrémédiablement bouleversés, avec une participation accrue aux décisions médicales, un partage des expériences (« savoirs expérientiels », pair-aidance, patient partenaire, patient expert…), des traitements et un rôle actif décisif dans les stratégies de recherche médicale et de reconnaissance sociale.
La prise en charge et en soins repose donc aujourd’hui sur un parcours personnalisé et coordonné, dans le cadre d’un réseau ville-hôpital, une « multi-, trans- et interprofessionnalité », avec des actions transversales pour les soins classiques et une ETP afin d’améliorer la santé, la qualité de vie et soulager le « fardeau » du malade mais aussi de ses proches aidants.
Points clés
1. « Fardeau » de la maladie chronique (poids de la maladie et des traitements)
2. Traiter (« to cure ») et prendre soin (« to care »)
3. Traitements médicamenteux et non médicamenteux
4. Éducation thérapeutique du patient (ETP) : équipe multidisciplinaire, interdisciplinaire et patient partenaire
5. Le malade et son environnement psychosocial (consultations : assistant socio-éducatif, psychologue, pharmacien...)
Erreurs à ne pas commettre
1. Confondre maladie chronique et maladie aiguë
2. Traiter le « disease » (la maladie) et négliger l’« illness » (le ressenti de la maladie)
3. Oublier de prendre soin de l’entourage (proches aidants)
4. Ne pas organiser un réseau de soins ville-hôpital
5. Oublier les associations de patients et d’aidants (Cafés des aidants)
6. Ne pas parler de l’information sur internet, de l’automédication, des pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique, des dérives thérapeutiques à caractère sectaire
Prise en charge et en soin des personnes atteintes de maladies chroniques et/ou en situation de handicap
Points clés 1.
1. « Fardeau » de la maladie chronique (poids de la maladie et des traitements)
2. Traiter (« to cure ») et prendre soin (« to care »)
3. Traitements médicamenteux et non médicamenteux
4. Éducation thérapeutique du patient (ETP) : équipe multidisciplinaire, interdisciplinaire et patient partenaire
5. Le malade et son environnement psychosocial (consultations : assistant socio-éducatif, psychologue, pharmacien...)
Erreurs à ne pas commettre
1. Confondre maladie chronique et maladie aiguë
2. Traiter le « disease » (la maladie) et négliger l’« illness » (le ressenti de la maladie)
3. Oublier de prendre soin de l’entourage (proches aidants)
4. Ne pas organiser un réseau de soins ville-hôpital
5. Oublier les associations de patients et d’aidants (Cafés desaidants)
6. Ne pas parler de l’information sur internet, de l’automédication, des pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique, des dérives thérapeutiques à caractère sectaire
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Pour en savoir plus
Santé, définition de l’OMS.
Définition des maladies chroniques : dossier coordonné par Serge Briançon, Geneviève Guérin, Brigitte Sandrin-Berthon. Les maladies chroniques. Actualité et dossier en santé publique n° 72, Haut conseil de la santé publique. septembre 2010.
Vieillissement et maladies chroniques. Avis de la section des affaires sociales et de la santé du Conseil économique, social et environnemental. Juin 2019.
Règlement nº 141/2000 du Parlement européen et du Conseil, du 16 décembre 1999, concernant les médicaments orphelins.
Définition du handicap Le handicap en chiffres - Édition 2023. Panoramas de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques) avril 2023.
Qualité de vie, définition de l’OMS : WHO Quality of Life Assessment Group. Quelle qualité de vie ? Forum mondial de la santé 1996;17(4):384-6.
Vivre avec une maladie chronique : collectif (Im)Patients, Chroniques & Associés. Guide parcours de santé des personnes malades chroniques 2019.
Vivre avec une maladie rare : cahier Orphanet, décembre 2022.
Parcours de soins - Maladie chronique - Annonce et accompagnement du diagnostic d’un patient ayant une maladie chronique. Haute Autorité de santé, février 2014.
Les pratiques de soins non conventionnelles : recommandations du ministère de la Santé et de la Prévention, mise à jour décembre 2021.
Dérives sectaires : Miviludes.
Définition du proche aidant : loi ASV (adaptation de la société au vieillissement).
Stratégie de mobilisation et de soutien en faveur des aidants 2020-2022.: Agir pour la santé des proches aidants. Instauration d’un réflexe proches aidants chez les professionnels de santé et d’accompagnement, priorité 5, p.16.
Prise en soins : point de vue. Et si l’on remplaçait « prendre en charge » par « prendre soin »,site www.infirmiers .com, 29 août 2012.
Définition de l’éducation thérapeutique du patient (ETP) : article de la HAS. Mise en ligne le 13 novembre 2007. Mise à jour le 25 février 2013.
Loi HPST : éducation thérapeutique du patient (ETP). Loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires.
Éducation thérapeutique du patient (ETP) : recommandations de la HAS, juin 2007.
Éducation thérapeutique du patient (ETP) : compétences ETP. Ministère de la santé et de la prévention juillet 2022.
Dans cet article
- Maladies chroniques, handicap, maladies rares
- Impact pour la personne adulte et son entourage (proches) : « fardeau » de la maladie et qualité de vie
- Soins (« to cure ») et prendre soin (« to care ») dans les maladies chroniques
- Éducation thérapeutique des patients et des proches, rencontre du savoir médical et du savoir expérientiel des patients
- Conclusion